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22 Septembre 2014
Ce roman s'appelle « les Suprêmes » du nom d'un groupe mythique des années 1950 dont Diana Ross était la figure de proue. C'était des chanteuses de « rythms and blues ». Il est écrit par Edward Kelsey Moore, un noir américain qui fut d'abord violoniste avant d'écrire ce premier roman, une réussite de la même veine que la couleur des sentiments de Kathryn Stockett. Il s'est inspiré, dit-il, des femmes de son entourage, femme, mère, soeur, tantes, etc …
Ce roman se passe en Indiana de nos jours et met en scène trois quinquagénaires noires d'une petite ville. Elles ont grandi ensemble et partagent une indéfectible amitié qui les a aidées à surmonter les coups du sort. Il y a Odette, grande gueule que tous craignent, la seule à parler à la première personne et qui a un mari aussi ennuyeux qu'aimant, Clarisse, pianiste talentueuse mais qui a refusé le succès, pour l' amour de son coureur de mari et Barbara Jane, la toujours magnifique et malheureuse alcoolique du groupe. Elles se réunissent tous les dimanches chez Earl après la messe, même si elles ne fréquentent pas la même église Earl, un restaurant mais aussi une grande famille.
Ce livre navigue entre vieux démons du passé et problèmes contemporains, entre racisme (qui n'existe plus, on espère), cancer et même fantômes. On y passe du rire aux larmes. Il faut dire que ces dames ont un sacré caractère et quelle vitalité. C'est une histoire sur les sentiments qui donne l'impression que l'amitié est un remède contre tous les maux... Il est apaisant, drôle et triste parfois, mais si attachant.
A lire si tu as l'âme en peine ou si tu es heureuse …
Et voilà entre humour et larmes un roman à lire et à relire qu'on n'oublie pas sitôt fini au contraire. Il vous hante comme les fantômes d'Odette et c'est bon signe.
Claudie J.
